Visa pour l’Image – Perpignan 2018

 

Une fois n’est pas coutume, l’association Image In & Vous s’est rendue à Perpignan pour un rendez-vous annuel avec le photojournalisme. Les années passant, les stratégies s’affinent. Le samedi a été consacré essentiellement au Off. Mais pour alléger notre lendemain, qui s’annonçait intense, un peu de In s’entremêle.

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Pour cette nouvelle édition, les couleurs, la composition des photographies, vues dans les vitrines, retiennent notre attention. Notre passage à l’Eglise des Dominicains et à l’Hôtel de Pam donne un avant-goût de ce que nous verrons le lendemain. Ce qui surprend agréablement, c’est la diversité des sujets (L’anniversaire des trente ans de l’évènement n’y est pas étranger !). Si, l’an passé, il nous était donné de voir et lire un photojournalisme essentiellement de guerre ou sur les migrants, cette année, nous avons un reportage sur la crise politique et électorale au Kenya, puis en République Démocratique du Congo. Plus loin, c’est un ensemble de photographies sur la crise écologique du Bangladesh, ou, la fuite poignante des Rohingyas. Pour finir, sont présentés les grands drames dans la vie de la planète et de l’environnement avec pour titres Perdus par nos humanités – Regard sur une planète contaminée de Samuel Bollendorff).

Le lendemain, le Couvent des Minimes, l’Atelier de l’Urbanisme confirment cette diversité. Cependant, au fur et à mesure des reportages, une thématique émerge et interroge durement : les impacts de l’Homme sur la nature, avec les Mines de Potosi, en Bolivie. Les images reflètent la dureté de la vie des mineurs, leur philosophie pour mieux vivre cet enfer et leurs croyances. Elles reflètent également la pollution avec ses effets, les dégâts causés par l’exploitation des mines (poussière de silice, gaz toxiques, arsenic …), le risque d’un effondrement de la montagne. Ensuite, le reportage « Big food » de George Steinmetz est saisissant et particulièrement dérangeant. Les images sont « belles », alors même qu’elles nous offrent un témoignage du réchauffement climatique, de la disparition progressive des forêts primaires et de l’épuisement des ressources, causés par la perversité de l’agriculture ou de la pêche industrielle. Enfin, à ces images choc, un reportage sur les effets de la densité démographique sur l’environnement fait écho avec « Un petit coin : défécation en plein air » de Andrea Bruce. Un sujet a priori amusant (du moins est-il traité avec humour surtout au commencement !) mais a posteriori horrifiant (mortalité de 1,4 millions d’enfants, liée aux problèmes d’hygiène et de santé).

 

Rédactrice Isabelle M.

 

Perpignan 01

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3 réflexions sur « Visa pour l’Image – Perpignan 2018 »

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