Visa pour l’image – Perpignan 2016 – le Off

Visa en Off…

Comme beaucoup de festivals, les rencontres du photojournalisme à Perpignan proposent un « In » mais également, un « Off ». Ainsi, en de nombreux points de la ville, des reportages amateurs sont visibles. Certains émanent de photographes officiellement invités. D’autres concourent… Ce n’est pas forcément simple à suivre mais cela garantit la richesse des choses à voir et promet la découverte de lieux multiples. Cela va du bar un peu branché au magasin de chaussures confortables, du reportage sur la famine en Éthiopie aux souvenirs de famille. Pour exemple, chez un fleuriste, nous pouvons y admirer (et sentir !) un reportage sur une procession religieuse vieille de 600 ans (N.Reyes « Sanch 2016 »). Là, au Café Vienne, une série de portraits saisissants, en noir et blanc, nous contemple.

De ces petits bouts d’histoire photographique, nous en ressortons avec des émotions inégales.

Il y a des instants forts ou des rencontres improbables. Par exemple, Joël Espié, qui a photographié les Berkoutchis de Mongolie, nous a conté son aventure au fond d’un magasin de vêtements et de parfums. Il y a également l’histoire de ce peuplement Bulgare qui garde ses troupeaux de moutons. Leur histoire est dévoilée au dernier étage d’une boutique de décoration haute en couleur (la Maison Quinta). Tout ceci représente autant d’air frais face au festival « In », si joliment résumé comme « une sorte de tour du monde photographique de la souffrance » par François_S (voir ICI).

Et au contraire, il y a des instants, où l’on ressort déçu ou irrité : déçu des conditions d’installation des photographies (lumière mauvaise ou inexistante, lieux exigus ou ne s’y prêtant pas…) ; irrité par le peu de cas porté à l’orthographe des légendes ou par le manque de résonances entre le lieu et les photographies présentées. Je ne m’avance pas si je cite l’exemple des Galeries Lafayette. Des reportages intéressants étaient occultés par les rayonnages et les témoins de notre société de consommation.

En conclusion, faire le « In » sans le « Off », c’est un peu comme manger un gâteau sans la décoration. Certes, cela n’en change pas la saveur fondamentale mais c’est se priver de la cerise. Ce sont des instants, des odeurs et des échanges dont nous nous souviendrons.[Not a valid template]

Contributions
Texte et photos : Isabelle_M

3 réflexions sur « Visa pour l’image – Perpignan 2016 – le Off »

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